Une centaine de personnes s'étaient réunies autour d'un repas d'inspiration béninoise. Ambiance très chaleureuse en accord avec l'amitié qui lie les membres de
l'AJNMB et dynamisée par les musiciens et danseuses du groupe Hit Percut. Ces jeunes bordelais ont ravi les convives par le rythme endiablé de leurs percussions.
Cette soirée était organisée pour faire connaître les buts de l'AJNMB : construction de maisons communautaires d'enfants de 3 ans à 6 ans, parrainage de filles de 6 ans à 10 ans et interface pour
des projets de développement soutenus par l'ONG ID Pêche au sud Bénin.
Geneviève et Nicole ont présenté et commenté le diaporama réalisé à partir des photos prises pendant leur séjour en septembre 2009.
En plus de cette présentation, des panneaux exposaient des thèmes particuliers de leur voyage : les marchés, les AGR (Activités Génératrices de Revenus), la cité lacustre de Ganvié, la
mémoire de l'esclavage...
Des objets d'artisanat béninois étaient vendus au profit des actions menées au sud Bénin.
Pour mieux découvrir l'esprit béninois, Isidore et Robert ont lu deux contes très appréciés et vivement applaudis.
Merci à toutes "les petites mains" qui ont permis la réussite de cette soirée.
Cette cité lacustre du sud duBénin, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996, est située au nord deCotonou. Surnommée
"laVenisede l'Afrique", elle regroupe quelques milliers de cases en bois, sur pilotis, en bambou, couvertes de pailles ou de tôle, et compte aujourd'hui environ 30 mille habitants, les hommes de
l’eau ou Toffinous. Son origine remonterait auXVIIIesiècle, à
l'époque où des razzias esclavagistes ont poussé les populations de la région à venir se réfugier dans les marécages du lac, afin d'échapper à un triste sort.
La population de Ganvié ne cesse de croître, et les maisons sur pilotis
s'avancent de plus en plus profondément à l'intérieur du lac Nokoué.
L’activité principale est la pêche pour laquelle les Toffinous utilisent
principalement une technique particulière : le pâturage aquatique ou acaja. Après avoir soigneusement entretenu six mois durant leuracaja, pâturage aquatique planté et clôturé defascinesqu'ils possèdent sur le lac, les pêcheurs peuvent enfin procéder à la récolte :
ils entourent l’acaja d’un filet plombé puis arrachent les fascines disposées à l’intérieur et ainsi peuvent capturer les poissons. Ils pêchent aussi à l’épervier ou avec de petites nasses
barrant les fossés.
Le village lacustre de Ganvié est uniquement accessible par bateau. Situé à 8 km de l’embarcadère
d’Abomey-Calavi, il faut une vingtaine de minutes de bateau à moteur, pour le rejoindre.
Nous croisons des pirogues aux petites voiles multicolores fabriquées de toiles cousues ensemble. Elles
transportent des pêcheurs allant ou revenant de la pêche mais aussi transportant des brassées de fascines pour les acajas.
Dans le village, d’autres pirogues portent des femmes faisant du commerce autour du « marché
couvert » (pontons bancals couverts de tôles). Comme dans les autres marchés, on trouve ici tout ce qui est nécessaire à la vie : fruits, légumes, tissus, charbon mais aussi
livres de classe, boîtes plastiques, récipients divers, paniers…
Le poste d’eau potable est pris d’assaut par des pirogues contenant de grands récipients : un préposé
distribue l’eau qui est achetée et ensuite transportée vers les maisons par des livreurs.
Quelques maisons en dur apparaissent au détour d’une rue (car il y a des rues, même si pour nous, elles sont
difficiles à repérer !). Parmi les constructions, nous découvrons les maisons communautaires d’enfants déjà construites sous l’impulsion de IDPêche. Une autre de ces maisons, en bois et sur
pilotis, est en cours de construction : le plancher posé sur les piliers est le terrain de jeu de jeunes enfants encore en vacances, trop heureux d’avoir un peu d’espace pour
s’ébattre.
Un autre « terrain » nous est présenté comme devant accueillir bientôt l’école communautaire soutenue
par AJNMB et financée, pour moitié, par le conseil Régional d’Aquitaine.
Notre progression au milieu de cet enchevêtrement de constructions est ralentie et même empêchée par la
profusion des jacinthes d’eau qui envahissent le lac. La lutte contre cette espèce invasive est une priorité car elle perturbe grandement le fragile équilibre de ce système
lacustre.
Nous terminons notre tournée sur le lac Nokoué par un rendez-vous avec le
maire de Sô Ava, commune de 80 000 habitants dont dépend Ganvié. Il nous accueille avec plaisir et nous félicite pour avoir mené à bien le projet soutenu par IDPêche : obtenir les
financements pour la maison communautaire d’enfants.
En décembre 2002, notre hôte, Adrienne Hounyovi-Déhy a reçu la médaille de Chevalier du Mérite de l’Etat
Béninois.
C’est la première fois qu’un acteur de terrain reçoit cette distinction, habituellement décernée aux cadres et
administrateurs de la fonction publique.
En poste depuis 1980, elle a été récompensée pour sa grande moralité, sa ténacité, son implication auprès des
communautés rurales du Sud-Bénin.
Elle a été remarquée parce qu’elle est l’instigatrice et la créatrice d’une valise pédagogique pour la
formation des femmes transformatrices de poissons et pour la mise en place dans le Sud-Bénin du premier groupement de femmes dans les communautés rurales, suivi de nombreux autres.
La veille de la manifestation chez elle, dès minuit et jusqu’à 6h du matin, les représentants des
communautés, amis et collègues, ont voulu être les premiers à la féliciter et à lui apporter des cadeaux.
Lors de la cérémonie plusieurs délégations étrangères étaient présentes pour honorer son implication
internationale au service de son pays.
Pendant la cérémonie protocolaire, lors de son discours, Adrienne a remercié en Français puis en Fon
(langue locale) tous ceux qui l’avaient soutenue et encouragée.
Comme surprise les femmes présentes (reprèsentantes des villages), des musiciens et un groupe
d’enfants ont chanté et dansé au son des percussions.
Premier scoop : Pourquoi les africains ont-ils des fesses aussi rebondies ?
C’est du au savoir-faire des sages-femmes qui à la naissance des bébés appuient à la basede la colonne vertébrale et massent les fesses des bébés dans le creux de leurs mains pourleur donner cette forme rebondie.
Second scoop : Pourquoi les bébés ont-ils tous des fossettes et les conservent-ils à l’âge
adulte ?
Là, c’est le rôle des mamans. Quand elles allaitent leurs petits, les mamans appuient etmassent avec insistance ce point précis à côté des lèvres pour que, plus tard, leurs enfants soient irrésistibles…
Bénévoles dans une association AJNMB (Association Jumelage Nord Médoc Bénin) nous allons au Bénin pour soutenir le projet de construction d'une école dans la ville de Ganvié.